Bon vent, toujours vers le levant
Bon. Chouchou, Confucius, la Chine et l'Inde, l'armoire, les coups de gueule, la globo, le blogo, c'est déjà pris. Dur dur de passer après le onze de base de scribouillards de la 'de plus en plus petite et de plus en plus performante rédaction du pays' - voire du globe. L'est d'ailleurs plus en verve sur ce coup-là que sur les dernières commandes du rédac' chef.
Nous manquera donc notre centre-avant, inconditionnel du petit rectangle, toujours à la limite du hors-jeu, mais qui avait comme pas deux le sens du but repris en boucle comme image du JT. Et pas, comme le disent les jaloux, seulement de celui de TV Zoom ou Télésambre.
Longue vie donc au n°9, à l'aube d'un transfert intersidéral prometteur, happé par des clubs (d'investisseurs) face auxquels le logo R rouge sur le maillot semblait sans doute délavé.
Et un seul conseil de vieil enkylosé, devenu coutumier du mercato à son corps défendant : attention aux blessures et à l'usure prématurée des articulations, style Frutos ou Mbo, et au retour forcé à la niche pour avoir brûlé prématurément ses cartouches sous d'autres latitudes.
J'arrête de plomber l'ambiance. Bon vent. Négocie bien ton transfert sans te tromper d'impresario. Mais comme tu les as presque tous débusqués, y a pas de risque. Et si tu as besoin d'un conseil pour finaliser la sprl, n'hésite pas. Evidemment, ça ne vaudra pas ceux de Partoune ou des vieux briscards de la SRIW, qui te mangent désormais dans la main. Mais, pour commencer, en bordure de ta falaise crayeuse avec vue panoramique sur la Meuse, c'est peut-être plus sûr.
Et puis, viens de temps en temps nous voir jouer au mini-foot. Ok, le n°9, l'entraîneur a dit qu'il ne serait plus porté par personne. Mais même avec deux avants et un milieu de terrain que le monde nous envie, on va encore en voler, des goals.
Mon plus grand regret : je vais sans doute rapidement porter le bonnet d'âne plus souvent en réunion de rédaction sans pouvoir le partager avec toi de temps en temps pour souffler. Ta dernière partie va commencer dans deux heures, je suppose. Casse la baraque et monopolise la parole comme jamais, histoire de laisser là aussi un souvenir impérissable... Emmène-nous une dernière fois en bateau sur l'Escaut ou la Meuse supérieure, dans un coin du Hainaut proche de Bombay dont tu avais le secret.
Allez, un petit proverbe pour la route, comme mes équipiers :
'Les petites rivières rouges font les grands fleuves jaunes pour les pirates aguerris aux eaux troubles, chargées de plomb".
J'entends déjà l'entraîneur en écho : "Ca, c'est bien de la Coulée continue. Que du mystère et rien à comprendre..."
Ton P respectueux, pour l'audace.
mercredi 10 décembre 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire